Dénouement de crises d’acceptabilité sociale/syndromes PDMC-NIMBY

Les crises, ça arrive

Au Québec et ailleurs, la gestion de matières résiduelles peut entraîner de graves problèmes au plan de l’acceptabilité sociale qu’on qualifie parfois de syndromes « pas dans ma cour » (PDMC, ou NIMBY, en anglais). Cela se produit souvent avec l’implantation de sites d’enfouissement, d’unités d’incinération ou parfois même d’usines de traitement de la matière organique par compostage.

Des problèmes peuvent aussi survenir à la suite de simples activités d’épandage de boues municipales, papetières ou agroalimentaires et dégénérer en crises d’acceptation sociale pouvant mettre fin à l’activité de valorisation. Cela peut causer des impacts politiques et économiques importants pour les municipalités et les industries qui génèrent ces résidus, ainsi que les communautés rurales qui les reçoivent.

Au Québec, plusieurs problèmes d’acceptation sociale sont survenus entre 1998 et 2010, à la suite de l’augmentation de l’épandage de biosolides odorants. En 2006, la diffusion du film Tabou(e)! a même entraîné le bannissement  de l’épandage des MRF sur le territoire de plusieurs municipalités rurales, ce qui a occasionné des recours devant les tribunaux. De nouveaux problèmes d’acceptation sociale pourraient également survenir d’ici 2024 avec l’augmentation de l’épandage des boues, composts et digestats provenant des grandes villes.

Quand une crise s’annonce, il faut vite faire appel à des spécialistes en communication. Ces derniers ont toutefois besoin de contenu à communiquer et doivent être accompagnés d’experts indépendants et crédibles sur le plan scientifique qui permettront de répondre aux questions et aux craintes des citoyens.

Un expert qui a fait ses preuves

Au cours des 20 dernières années, Marc Hébert a contribué à dénouer pas moins de 6 syndromes PDMC dans diverses régions du Québec, grâce à sa connaissance scientifique approfondie des risques et à ses qualités de communicateur. Il a également contribué à dénouer un début de crise provinciale survenu après la sortie du film Tabou(e)! diffusé en 2006. En 2010, il a participé à une étude du Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME) pour aider les organismes publics à prévenir et à résoudre les problèmes d’acceptation sociale. En 2011, à la demande du ministre de l’Agriculture de la Nouvelle-Écosse, il a présenté une série de conférences auprès des élus municipaux, des fonctionnaires provinciaux et d’intervenants locaux, qui ont permis de dénouer une crise d’envergure provinciale.

J’ai été impressionné par la capacité de Marc à simplifier la science des biosolides. Il a présenté le matériel de manière à ce que tout le monde puisse en tirer quelque chose.

John Mac Donell, Minister,
Nova Scotia Agriculture
Nov. 2011

Marc Hebert, the scientist in charge of compost and biosolids […] said the risk is not zero when a biosolids product is used. “But the risks are much less important than what is perceived,” he said during a panel discussion at the Union of Nova Scotia Municipalities convention. “The risks are less (hazardous than) common farm practices.”

Michael Lighstone
Herald News, nov. 2011
http://thechronicleherald.ca/metro/28601-civil-servants-say-biosolids-safe-citizens-not-so-sure

Projet récent

Cas 1. Les producteurs agricoles d’une fédération régionale de l’UPA avaient des craintes croissantes concernant l’épandage des boues sur leur territoire. M. Hébert, expert-conseil et formateur indépendant, a rencontré une vingtaine d’élus de l’UPA et d’autres intervenants régionaux. Les questions relatives aux risques, fort nombreuses, ont trouvé réponse de façon objective, scientifique et pédagogique. Le président de la fédération de l’UPA s’est dit très satisfait de la rencontre.

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