Élaboration de stratégies préventives en communications pour l’épandage des boues, composts, digestats et autres matières organiques

Mieux vaut prévenir que guérir

L’absence d’une bonne planification relative à l’épandage des matières organiques peut entraîner des inconvénients (mauvaises odeurs) et des craintes causant un problème sur le plan de l’acceptabilité sociale dans le voisinage des sites d’épandage. Cela arrive le plus souvent avec des boues d’épuration municipales, papetières et agroalimentaires et autres matières odorantes provenant des grandes municipalités ou d’industries.

Si les préoccupations ne sont pas entendues et si les problèmes ne sont pas abordés et résolus rapidement, la situation peut dégénérer très vite en un syndrome « pas dans ma cour » (PDMC). Plusieurs de ces situations surviennent régulièrement au Québec et ailleurs en Amérique du Nord et peuvent causer l’arrêt temporaire ou permanent de projets de valorisation, avec les pertes économiques qui en découlent.

Heureusement, il s’est développé toute une expertise pour favoriser l’acceptation sociale d’un projet d’épandage de MRF, notamment du côté américain et au Canada anglais. Cependant, cette expertise fine ne se retrouve que rarement dans les administrations municipales et les industries qui produisent des résidus organiques.

C’est pourquoi il est essentiel de s’adjoindre l’aide d’un expert-conseil spécialisé qui connaît les enjeux et le « jeu d’acteurs ». Cet expert saura proposer les actions préventives à mettre en place avant et pendant un projet de recyclage de boues, de digestats, de composts et d’autres matières organiques.

Un expert qui a fait ses preuves

Au cours des trois dernières décennies, Marc Hébert a contribué à prévenir les problèmes d’acceptation sociale en développant un cadre normatif de l’épandage au MDDELCC. Il s’agit d’un cadre reconnu sécuritaire par l’INSPQ et qui prend en compte l’aspect des communications et le problème des mauvaises odeurs. Il a également collaboré avec l’UMQ et la FQM à des publications et des activités portant sur l’acceptabilité sociale de l’épandage des biosolides municipaux. En 2010, il a participé à une étude du Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME) pour aider les organismes publics à prévenir et à régler les problèmes d’acceptation sociale.

M. Hébert a aussi contribué à désamorcer 7 syndromes PDMC dans diverses régions du Québec et en Nouvelle-Écosse, grâce à sa connaissance scientifique approfondie des risques et à des qualités de communicateur.

Projet récent

Cas 1.Une municipalité veut passer de l’élimination de ses boues d’épuration à l’épandage agricole et demande conseil au sujet de l’acceptabilité sociale. Les premiers échanges de M. Hébert avec des acteurs régionaux de l’UPA ont fait ressortir diverses préoccupations. De plus, la boue étant malodorante, les risques de dérive médiatique et politique devaient être considérés. Les conseils fournis aux représentants de la municipalité ont permis à cette dernière d’opter pour une approche progressive du recyclage des boues, sur plusieurs années, ce qui favorisera la pérennité du projet.

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