Publications sur les biosolides

Les publications suivantes concernent les biosolides municipaux (boues municipales). Les publications en anglais sont sur la page «Biosolids & Residuals» Pour les biosolides transformés en composts, digestats en cendres de combustion, voir les pages «Composts et digestats» et «Cendres et ACM». Pour des informations générales sur les biosolides, voir également «MRF divers».

PFAS et biosolides

2024 - Valorisation des biosolides municipaux : d’hier à demain. Symposium sur l’eau, octobre 2024

Présentation illustrée de format Power-Point, actualisée et complémentaire aux 2 articles sur la Petite histoire du recyclage des biosolides municipaux au Québec parus dans la revue Vecteur Environnement (2018).

2018 - Petite histoire du recyclage des biosolides municipaux au Québec (Partie 1)

Présentation illustrée de format Power-Point, actualisée et complémentaire aux 2 articles sur la Petite histoire du recyclage des biosolides municipaux au Québec parus dans la revue Vecteur Environnement (2018).

2018 - Petite histoire du recyclage des biosolides municipaux au Québec (Partie 2)

Présentation illustrée de format Power-Point, actualisée et complémentaire aux 2 articles sur la Petite histoire du recyclage des biosolides municipaux au Québec parus dans la revue Vecteur Environnement (2018).

2016 - Les biosolides municipaux : une matière résiduelle fertilisante de grand potentiel pour les plantations forestières

L’épandage de biosolides municipaux dans les plantations forestières permet d’augmenter la croissance des arbres, parfois de façon spectaculaire. Le suivi à long terme de quatre essais dans des plantations situées dans la région de Victoriaville démontre aussi que le phosphore présent dans les biosolides n’est pas perdu et s’accumule dans les horizons supérieurs du sol; les concentrations en métaux traces dans les sols demeurent sous les normes établies en Amérique du Nord, même à des doses d’épandage atteignant 400 m3/ha (forme liquide)1. Voilà une avenue intéressante pour recycler cette matière résiduelle fertilisante abondante près des villes et augmenter le rendement des plantations forestières.

2016 - Questions et réponses sur le recyclage agricole des boues d’épuration municipales

Le présent document a d’abord été publié en avril 2006 par le MDDELCC. Dix ans plus tard, le Ministère en a fait une nouvelle édition pour tenir compte des plus récentes études scientifiques, notamment celle de l’Institut national de santé publique du Québec (Samuel et al. 2016). Ce document se compose de 25 « questions et réponses » liées à des préoccupations fréquemment soulevées. Il décrit aussi la démarche suivie par le Ministère pour veiller à la protection de la qualité  del’environnement et de la santé humaine. Des références scientifiques et des hyperliens utiles sont présentés à la fin du texte. Un document de questions et réponses sur les composts et les digestats urbains est également disponible en ligne.

2012 - Boues municipales - Politiques de recyclage et évaluation des émissions de GES

En 2011, le gouvernement du Québec a édicté sa Politique québécoise de gestion des matières résiduelles. Un des objectifs de cette politique est de bannir la mise en décharge (enfouissement) des matières organiques, telles que les boues municipales, ainsi que leur incinération sans récupération significative d’énergie. En contrepartie, la Politique vise à augmenter leur épandage. L’épandage contrôlé des boues est en effet sécuritaire; il permet aux agriculteurs de réduire leur facture d’engrais importés et est souvent moins cher pour les municipalités. Des modélisations ont confirmé que l’épandage des boues traitées (biosolides) est carboneutre, contrairement à la mise en décharge et à l’incinération. La présentation portera sur ces modélisations et les facteurs déterminants. Les résultats suggèrent que les facteurs d’émission de N2O à l’incinération du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sont inappropriés.

2011 - Valorisation sylvicole des biosolides municipaux au Québec d'hier à demain

La fertilisation de terres agricoles avec des boues municipales (biosolides) s’effectue de façon continue depuis une vingtaine d’années dans plusieurs régions du Québec, mais la valorisation dans le secteur de la foresterie est demeurée marginale. Pourtant, ce résidu sert à la nutrition des plantations et des sites de reboisement ailleurs dans le monde depuis plusieurs décennies. Pourquoi cette pratique n’a-t-elle pas pris son essor ici?

2011 - Épandage agricole des biosolides municipaux : contenu en métaux et en PBDE du lait de vache

On a mesuré l’impact de l’épandage de biosolides (boues d’épuration municipales traitées) sur la qualité du lait de vache en conditions réelles d’opération à la ferme, selon le cadre réglementaire prescrit au Québec. Le lait de 14 fermes réceptrices de biosolides a été échantillonné dans la région de Saguenay en décembre 2009 et comparé au lait de 14 fermes témoins. Les fermes réceptrices avaient un historique moyen de 11 années d’épandage. L’analyse statistique révèle l’absence d’impact sur la teneur du lait en contaminants inorganiques (arsenic, cuivre, molybdène, zinc et thallium) et suggère l’absence d’hypocuprémie induite chez les bovins des fermes réceptrices. La teneur en diphényls éther polybromés (PBDE) était par contre plus élevée dans le lait du groupe de fermes avec biosolides. Cette différence pourrait être en partie attribuable à la variabilité de l’exposition aux poussières entre les bâtiments d’élevage. La teneur moyenne en PBDE du lait des fermes réceptrices demeure cependant très faible (7,2 ng/L), soit de 3 à 7 fois inférieure aux teneurs moyennes relevées pour divers produits laitiers aux États-Unis et en Europe sur base de la matière grasse. Ces plus faibles teneurs pourraient en partie être expliquées par des dépôts atmosphériques moindres sur les herbages au Saguenay ou par un niveau de contamination moindre des poussières de bâtiments d’élevage. Selon les résultats de cette étude, les connaissances actuelles et les données disponibles, l’épandage de biosolides municipaux selon le cadre réglementaire québécois serait sans impact notable sur l’exposition globale aux PBDE des consommateurs de produits laitiers du Québec.

2011 - L’épandage des biosolides et le principe de précaution - Comparaison avec les pratiques agricoles courantes

Depuis quelques années, certaines municipalités rurales du Québec ont interdit l’épandage de biosolides municipaux sur leur territoire, justifiant souvent ces bannissements par le principe de précaution. La  jurisprudence a établi en 2011 que de tels bannissements ne relèvent pas de la compétence des villes. Cependant, qu’en est-il de l’application du principe de précaution relativement à l’épandage agricole des biosolides?

2010 - Valorisation sylvicole des biosolides municipaux aux Québec : Bilan et perspectives d'avenir

Au Québec, la valorisation des biosolides municipaux par épandage est effectuée depuis plus de 20 ans. Bien que la grande majorité des biosolides soient valorisés par épandage sur des terres agricoles et par compostage, la valorisation en milieu forestier offre aussi un potentiel intéressant. Le présent document retrace d’abord l’origine de la valorisation sylvicole à partir des années 1990. Il fait aussi état des recherches effectuées dans la province et de leurs répercussions sur l’évolution du cadre technique et légal par le Ministère. Il comporte ensuite une analyse des principaux avantages et inconvénients de cette pratique et présente les récentes initiatives d’épandage dans différentes régions du Québec. La dernière section décrit les perspectives d’avenir pour la valorisation sylvicole des biosolides, notamment en ce qui a trait à la réduction des gaz à effet de serre (GES), à la production d’énergie renouvelable et à l’acceptabilité sociale.

2008 - Valorisation agricole de biosolides municipaux à Ville de Saguenay : impact à moyen terme sur le contenu en métaux des sols récepteurs

Sur le territoire agricole de Ville de Saguenay, une étude a été réalisée afin de préciser le degré d’enrichissement en métaux de l’horizon 0-20 cm de 26 parcelles ayant reçu en moyenne 7 épandages de boues municipales entre 1991 et 2006. Durant cette période, une charge moyenne de 20,4 tonnes de boues municipales/ha (b.s.) a été appliquée sur ces parcelles. Le degré d’enrichissement en métaux a été évalué en comparant la teneur de ceux-ci dans les horizons 0-20 cm et 40-60 cm (témoin) et en calculant les bilans de charge. Les épandages répétés des boues de Ville de Saguenay sur les parcelles échantillonnées ont en traîné une accumulation en mercure (total) ainsi qu’en cuivre, en plomb et en zinc (Mehlich-3) dans la couche de labour. Par contre, les teneurs maximales mesurées sont nettement inférieures aux critères de référence utilisés au Québec pour juger de la qualité des sols agricoles. De plus, les boues de Ville de Saguenay présentent des teneurs en mercure et en plomb à la baisse depuis 1990, ce qui devrait atténuer l’enrichissement de la couche de labour en ces deux ÉTM dans le futur. Aucune accumulation significative en aluminium et en cadmium (Mehlich-3) n’a été répertoriée. Les applications répétées des boues de Ville de Saguenay ont également engendré une augmentation importante de l’indice de saturation en phosphore des parcelles réceptrices, malgré le fait que la majorité des sols de celles-ci étaient faiblement saturés en cet élément (< 4 %). Ceci suggère que les boues de Ville de Saguenay ne sont pas très enrichies en aluminium.

2007 - Les boues : le mouton noir du recyclage

On recycle beaucoup de papier, de plastique et de métal dans nos villes. En regardant notre bac bleu bien rempli sur le bord du chemin, on éprouve un agréable et légitime sentiment de contribuer à la qualité de l’environnement. Pour plusieurs citoyens, il s’agit d’un acquis. On est maintenant rendu à une autre étape. Il s’agit de composter les matières organiques putrescibles : les feuilles, le gazon, les résidus de table… Ici et là, on entend parler de projets de collectes spéciales et d’implantation d’usines de compostage dédiées à ces résidus, qu’on appelait jadis des déchets. La collecte de ces matières putrescibles et humides représente toutefois un défi de taille.

2007 - Caractérisation des boues d’épuration municipales Partie I : Paramètres agronomiques

Le Québec compte plus de 700 stations d’épuration des eaux usées municipales générant environ 900 000 tonnes humides de boues annuellement. La majorité de ces boues municipales, appelées aussi biosolides municipaux, proviennent de deux types de stations d’épuration, soit les stations mécanisées et celles de type étangs. Les stations mécanisées, retrouvées généralement dans les grandes villes, sont compactes et produisent des boues déshydratées devant être continuellement évacuées (MENV, 2001). La plupart des stations mécanisées du Québec utilisent le procédé de traitement biologique par boues activées. En effet, on dénombre 49 stations de ce type au Québec. Suivent dans l’ordre les stations utilisant des disques biologiques (22 stations) et les stations physico-chimiques (13 stations) (MAMR, 2006). Ces 84 stations mécanisées produisent la majorité des biosolides municipaux générés au Québec (MENV, 2001).

2007 - Caractérisation des boues d’épuration municipales Partie II : Éléments traces métalliques

En septembre 2007, VECTEUR environnement a publié un article présentant les propriétés agronomiques des boues issues des deux principaux types de stations d’épuration des eaux usées municipales retrouvées au Québec, c’est-àdire les stations mécanisées et celles de type étangs (Perron et Hébert, 2007). Dans le but de compléter la caractérisation physicochimique de ces boues, le présent article abordera la question des éléments traces métalliques (ÉTM)

2005 - Pathogènes dans les biosolides municipaux et autres MRF : normes et critères de bonnes pratiques

L’utilisation des biosolides municipaux (boues municipales) en agriculture s’inscrit en continuité avec la pratique antique de fertilisation des plantes par les « fumiers humains ». Elle est aussi compatible avec le concept moderne du développement durable, dans la mesure où les contaminants sont en faibles teneurs dans les biosolides. Cet article documente plus particulièrement le risque potentiel posé par la présence d’agents pathogènes dans les biosolides municipaux et autres matières résiduelles fertilisantes (MRF) d’origine municipale et industrielle. Il présente aussi l’approche actuelle de gestion du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs pour minimiser les risques à la santé humaine et animale. L’analyse de la documentation consultée indique que les critères québécois sont très conservateurs. Environ 80 % des MRF épandues sur les sols agricoles sont désinfectées ou exemptes de contamination fécale (catégorie P1). Le 20 % restant (catégories P2 et P3) fait l’objet d’une désinfection partielle, s’il y a contamination fécale, ainsi que de nombreuses contraintes d’épandage, beaucoup plus restrictives que les normes s’appliquant aux fumiers de ferme non désinfectés. De récentes recherches réalisées au Québec suggèrent toutefois certains ajustements à l’approche retenue, notamment en ce qui concerne la validité du paramètre E. coli comme indicateur du risque microbien dans certaines matrices.

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