Publications sur les MRF - Divers
Les publications suivantes touchent plusieurs types de matières résiduelles fertilisantes (MRF). Il s’agit notamment de documents sur les normes et critères, les statistiques d’épandage et le contrôle de la qualité. On y trouve également les divers numéros de l’infolettre MRF Actualités, ainsi que des publications relatives à des MRF très spécifiques et à la valorisation des sols contaminés. Voir également les publications en anglais à la page «Biosolids & Residuals».
Guide sur le recyclage des matières résiduelles fertilisantes
Infolettre MRF Actualités
Cette infolettre a été publiée de 2018 à 2022. Outre les informations d’actualité, plusieurs des 25 numéros portaient également sur des thématiques, par exemple les PFAS, le coronavirus, les microplastiques, le phosphore, les biosolides papetiers, les sites dégradés, etc. Ces thématiques ont été ajoutées dans les titres des divers numéros, afin de faciliter le repérage.
MRF - Divers (publications scientifiques et techniques)
2018 - Sols de remblai pas chers? Attention!
Toc! Toc! Toc! On frappe à votre porte. « Des sols de remblai pas chers, ça vous intéresse? » Votre interlocuteur en rajoute : « Voici les analyses, tout est conforme. En plus, on fournit la niveleuse. Mon gars n’est pas loin et on pourrait vous livrer ça cet après-midi. » Quelle aubaine! Mais attention, c’est possiblement trop beau pour être vrai. Et s’il n’y a pas d’agronome au dossier, c’est certainement une arnaque.
2016 - Bilan 2015 du recyclage des matières résiduelles fertilisantes
Le présent document donne une description des statistiques du recyclage des matières résiduelles fertilisantes (MRF) pour l’année 2015 en ce qui a trait aux quantités, aux superficies réceptrices, à la répartition régionale, aux doses d’épandage, à la conformité réglementaire et aux aspects administratifs, en mettant l’accent sur l’utilisation des MRF en agriculture. Le recyclage des MRF par épandage au sol, avec ou sans compostage préalable, a permis de détourner de l’élimination environ 1,5 million de tonnes de résidus en 2015. Il s’agit d’une quantité très importante si l’on compare cette donnée aux données d’autres filières de recyclage plus connues du public, comme la récupération du papier, du verre, du métal ou du plastique. Ce recyclage a contribué à diminuer les coûts de fertilisation et à améliorer la qualité des sols (matière organique et pH) de quelque 1 700 exploitations agricoles. Il a aussi permis de végétaliser des sites dégradés et d’augmenter la production forestière. Le recyclage des MRF se révèle aussi important dans la lutte contre les changements climatiques. En effet, ces résidus sont en majorité de nature organique et riches en azote. Lorsqu’ils sont enfouis, ils génèrent du méthane, et lorsqu’ils sont incinérés, comme dans le cas des boues municipales, ils produisent de l’oxyde nitreux, un puissant gaz à effet de serre.
2014 - Odeurs des matières organiques - Système de classification par le MDDEFP
Oui, les matières organiques sentent parfois mauvais, notamment celles qui sont les plus fertilisantes. Les raisons sont tout ce qu’il y a de plus naturel, mais naturelles ou pas, les nuisances doivent être minimisées. Heureusement, seulement 1 % des chantiers de recyclage agricole de matières résiduelles fertilisantes (MRF) d’origine urbaine ou industrielle ont impliqué des plaintes d’odeurs en 2012. L’approche québécoise de classification des odeurs, unique à plusieurs égards, y est certainement pour quelque chose. Parlons-en…
2009 - Litière à base de papier, solution envisageable ?
Le marché du recyclage du papier/carton récupéré au Québec a connu des difficultés en 2009. Dans ce contexte, certains songent à utiliser une partie des stocks de vieux papiers accumulés pour en faire une litière animale, notamment en production de bovin et de poulet de chair. Bien que l’idée ne soit pas nouvelle, cet usage comme litière est demeuré marginal jusqu’à ce jour au Québec.
2005 - Épandage automnal des MRF – risques environnementaux et mesures préventives
Les matières résiduelles fertilisantes (MRF) et les composts sont fréquemment valorisés en postrécolte, à la fin de l’été ou en automne, pour des raisons pratiques et afin de réduire les problèmes d’odeurs. Cette période d’épandage est cependant questionnée quant aux risques de contamination de l’eau. À partir de la littérature québécoise disponible sur les MRF et les engrais de ferme, le présent article vise à dégager les principaux paramètres (contaminants) devant être considérés. Les paramètres sont examinés en fonction de la pression exercée sur l’environnement (quantités et caractéristiques des MRF), de l’état de l’environnement (eau, air, sol, aliments) et du niveau de protection par les normes et critères gouvernementaux actuels (approche Pression-État-Réponse). Les résultats suggèrent que le risque de l’épandage automnal des MRF sur l’environnement et la santé humaine est faible et est généralement moindre que celui des engrais de ferme. C’est notamment le cas avec les composts, ainsi que les biosolides papetiers ayant un rapport C/N > 20, et en considérant le fait que la majorité des MRF ne contiennent pas de pathogènes. L’épandage automnal des MRF serait aussi préférable à un épandage printanier ou estival en ce qui concerne les odeurs et les bioaérosols. D’une façon globale, en termes de gestion des matières résiduelles, la possibilité d’un épandage automnal des MRF organiques et des composts, plutôt que leur élimination, permettrait, directement ou indirectement, une réduction de l’érosion des sols récepteurs, de la contamination de l’eau de surface (MES) et des émissions de gaz à effet de serre (CH4, et possiblement N2O avec l’épandage des résidus à C/N élevé). Des mesures préventives simples sont toutefois proposées pour minimiser les pertes d’azote à l’environnement, en fonction notamment du rapport C/N et du ratio N-NH4/N total des MRF, et pour minimiser les risques de contamination de l’eau de surface par les pathogènes.
2003 - MRF – respect des critères d’utilisation sur les fermes
À l’automne 2002, le ministère de l’Environnement a réalisé une campagne dans neuf régions administratives du Québec afin de mieux connaître le taux de conformité des exploitations agricoles, et le niveau de connaissance des agriculteurs, par rapport aux normes et critères d’utilisation des matières résiduelles fertilisantes (MRF). Les MRF visées étaient les biosolides industriels et municipaux de catégories P2 ou P3, susceptibles de contenir des pathogènes, et faisant pour cette raison l’objet du plus grand nombre de contraintes d’utilisation. Les visites de contrôle à la ferme indiquent que les normes et critères d’entreposage des MRF au champ sont respectés dans une proportion de 81 %, en moyenne, pour l’ensemble des fermes. Vingtcinq pour-cent des entreprises agricoles avaient même un taux de conformité de 100 % pour l’ensemble des points de contrôle. Un sondage auprès des agriculteurs a en outre permis de constater que ces derniers connaissaient souvent les distances séparatrices à observer pour la protection de l’eau et celles relatives aux odeurs. Cependant, d’autres mesures préventives, notamment celles relatives à la santé et à la sécurité au travail et aux délais de récolte, n’étaient pas connues dans plusieurs cas. Le sondage à également permis de documenter plusieurs autres aspects comme le taux de satisfaction des agriculteurs par rapport aux MRF et au travail des agronomes, ainsi que les types de cultures recevant des MRF P2/P3. Les résultats suggèrent l’importance d’un contrôle à la ferme régulier par le Ministère et une responsabilisation accrue des agronomes dans la communication des mesures préventives auprès des agriculteurs.
2003 - Teneurs limites en cadmium et dioxines et furannes des MRF – position du MENV
Les teneurs limites permises en cadmium et dioxines et furannes des matières résiduelles fertilisantes (MRF), actuellement utilisées par le MENV, sont conservatrices et adéquates pour assurer la protection de la santé humaine à long terme. C’est la position retenue par le MENV suite à l’analyse de la littérature scientifique sur le sujet et à une consultation publique effectuée en 2001.
2003 - Contrôle de qualité indépendant des MRF par le MENV – Partie 2 : pathogènes et paramètres agronomiques
Un contrôle de qualité indépendant réalisé par le ministère de l’Environnement du Québec (MENV) montre que toutes les matières résiduelles fertilisantes (MRF) échantillonnées en 2000 et 2001 respectaient les exigences de base pour les catégories de teneurs limites en pathogènes (P1, P2 et P3). La détermination de ces catégories par les promoteurs s’est en outre avérée fiable ou conservatrice dans au moins 83 % des cas. Dans 17 % des cas, les échantillons prélevés par le MENV ont toutefois montré une catégorie P2, alors que les promoteurs alléguaient une catégorie P1, ce qui implique possiblement une sous-estimation du risque par les promoteurs. Cependant, les dépassements observés du critère P1 pour les E. coli étaient relativement faibles et les teneurs mesurées étaient bien inférieures à ce qu’on retrouve dans les fumiers et lisiers. Les teneurs en éléments fertilisants alléguées par les promoteurs se sont aussi avérées fiables pour établir les doses agroenvironnementales d’épandage. Toutefois, l’utilisation d’un engrais minéral azoté complémentaire est recommandée pour minimiser les risques de surfertilisation ou de sous-fertilisation avec certaines MRF dont la composition en azote total ou ammoniacal peut varier fortement dans le temps.
2002 - Contrôle de qualité indépendant des MRF par le MENV – Partie 1
2002 - Perceptions d’odeur des matières résiduelles fertilisantes en comparaison avec les engrais de ferme
Cet article présente une évaluation du niveau d’odeurs des matières résiduelles fertilisantes (MRF) en comparaison avec les engrais de ferme. Cette évaluation est basée sur un sondage de perception d’odeurs réalisé auprès de spécialistes en gestion des MRF des secteurs public, privé et universitaire. Les fumiers solides obtiennent des cotes d’odeur inférieures (moins odorant) aux lisiers. Pour les MRF, les cotes d’odeurs sont variables et correspondent à leur potentiel théorique de dégagement d’odeurs nauséabondes (siccité, ratio C/N, présence de soufre, pH, etc.). Les résultats de ce sondage, conjointement avec d’autres données, peuvent servir de base pour établir une éventuelle catégorisation d’odeurs des MRF comparative avec les engrais de ferme.
2001 - Portrait de la valorisation agricole des matières résiduelles fertilisantes au Québec – partie 2: contenu en éléments fertilisants et qualité environnementale
Dans la première partie de cette série de 2 articles (Charbonneau et al., 2000), les aspects quantitatifs de la valorisation des matières résiduelles fertilisantes (MRF) ont été présentés. Le présent article vise pour sa part à documenter l’aspect qualitatif des MRF valorisées en agriculture. On y présente notamment les principaux paramètres agronomiques qui déterminent la valeur agricole des MRF, ainsi que les paramètres relatifs à leur qualité environnementale. Pour fins de comparaison, on y retrouve également les teneurs limites permises au Québec, en Ontario et à l’étranger, ainsi que des statistiques correspondantes pour les fumiers, les engrais minéraux et les sols agricoles. L’emphase est principalement mise sur les contaminants inorganiques, comme le cadmium, ainsi que les contaminants organiques, comme les dioxines et furannes. Quelques statistiques sont cependant présentées pour la teneur en pathogènes, et la question des odeurs et des plans de fertilisation est brièvement abordée.
2000 - Portrait de la valorisation agricole des matières résiduelles fertilisantes au Québec - partie 1 : aspects quantitatifs
Le présent article dresse un bilan quantitatif des matières résiduelles fertilisantes (MRF) valorisées au Québec, principalement en milieu agricole. L’information provient de différentes sources dont les fichiers du ministère de l’Environnement du Québec. L’analyse des données montre qu’environ 1,5 million de tonnes de MRF d’origine municipale ou industrielle ont été épandues au sol ou compostées en 1999. De ce nombre, plus de 820 000 t de MRF ont été épandues sur moins de 2,5 % des superficies agricoles. Les biosolides de papetières contribuent d’ailleurs pour 70 % des quantités épandues sur les sols agricoles. Les MRF ne constituent toutefois que 3 % des amendements et engrais épandus en agriculture. De plus, les MRF apportent moins de 2 % du phosphore épandu sur les sols agricoles. Cette proportion est encore plus faible dans les principales régions aux prises avec un surplus de fumiers. En termes de superficies réceptrices, ce sont principalement les fourrages (41 %) et les céréales (31 %) qui font l’objet d’épandages.
1998 - Contamination des sols agricoles du Québec par les éléments traces : situation actuelle et perspectives
Les informations disponibles indiquent que la majorité des séries de sols agricoles du Québec ont généralement des teneurs en éléments traces en deçà des seuils d’innocuité déterminés à partir des plus récentes analyses de risque du Conseil canadien des ministres de l’Environnement. Les teneurs en cadmium et en chrome sont cependant naturellement élevées dans certains sols. Toutefois, le risque de contamination des plantes, des animaux et des humains peut être mitigé par un chaulage régulier des terres agricoles. D’autre part, le cadre réglementaire actuel est de nature à limiter les charges futures d’éléments traces au sol, résultant des activités agricoles d’épandage en général et de la valorisation des matières résiduelles fertilisantes en particulier. Selon des hypothèses conservatrices, les charges futures provenant des matières résiduelles fertilisantes seraient d’ailleurs bien en deçà des valeurs permises par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), soit 43 fois moins dans le cas du cadmium, et 189 fois moins avec le chrome, sur une période de 45 ans.
